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RowenaM

Inscrite sur un réseau libertin, ce site est l'itinéraire d'une sauterelle, une triple buse triste et joyeuse, un animal sans concession, une vierge folle, une nympho romantique, une bestiole maladroite qui poste ici, folies, commentaires et collaborations aux yeux des internautes 

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Corps multiples

 Du libertinage sur site

 

La comédie des sentiments

Du libertinage sur site

Dans le ventre mou du réseau, là où les baiseurs s'agacent, il existe quelques âmes agitant un sentier trop farci de muqueuses. Au-delà des propos invitant sans plaisir à siroter du cul, ces âmes sont pauvres en nombre et n'ont presque pas d'âge, juste ce besoin chaste de livrer un message autre que l'hameçonnage. Sans appât contrefait elles cajolent vos besoins, exerçant vos émois à partager un tout. A parler de la vie autant que de la chair, à lécher votre esprit de multiples atmosphères, pour assécher vos larmes ou marier vos plaisirs.
Tant de mots sans lendemain aiguisent nos ennuis, de courtes phrases en biens qui s'épuisent aussitôt. On voudrait y revenir pour enrober de sucre ces creuses gentillesses que l'on échange en vain, mais rien ne vient en bouche sinon les vœux fanés d'un automne vicié.

Les amours mortes de toutes nos vies passées ont laissé au passage quelques souvenirs acides et freinent parfois encore nos babines impavides. A fleurir la mémoire de tous nos congédiés, on en écarte bien quelques beaux spécimens, trop précoces à nous dire qu'on a le poil brillant. Préférant les ventouses des siphonnés du bulbe qui s'usent en invention pour un unique instant.

En rougissant des plombes aux compliments tournés, le cœur se sent obèse et bien trop liquoreux, il faut de la patience pour attendre ces êtres qui se répandent en flot sur d'autres qualités qu'un nichon bien galbé. Peu sont ceux, qui passé l'introduction sommaire, savent commenter l'amour qu'ils portent à nos desseins. La plume en porte-flingue d'un bien bel assassin, ne reste alors en creux que ceux qui nous évasent de leurs chimies joyeuses, nous faisant applaudir à leurs beaux babillages.

Satyriasis & The Nympho

De l'origine à l'horizon


Musique & voix: Yokiko Kamurasa / Paroles: RowenaM / Poème: "Matricule Papillon" Sevastos / Video: RowenaM / Modèles: RowenaM & Yokiko Kamurasa 

A dominer les verges folles,
Qui fières allures se balançaient,
Sur ta cambrure de Moghol
Comme des bougies allumées.
Nous sommes chiens ou bien fanges,
Liqueur contre l’ennui,
J'ai pleuré sur ta peau d’ange,
Gâchée aux abrutis.

Waiting for the day we will love
each other again.

 

Bien maladroit,
Un canadien m’entreprit,
Tout doux,
De ses doigts.
Et dans mon franglais d'école
Je l'ai dûment mis à la colle.
Alors il déroula sa langue
Et me baisa,
Comme on harangue,
Mais dans mon coeur de nympho,
Je rêvais fièrement d'un puceau.

All I want is crying after an orgasm.
Full of void and spasms.
And waiting for the day when we’ll love each other.

 


And waiting for the day when we’ll love.

Waiting for the day we’ll love each other again.
Waiting for the day we’ll love each other again.
Waiting for the day we’ll love each other again.

 

I'll be your cocktail molotov,
Le con et le cul sans étoffe.
Une verge bercée par mes seins,
Lipstick sur sa gueule de chien,
Dans sa belle chair intrusive,
une jolie bombe abrasive.

Tu embrumes mes narines,
A faire fuir tes draps blancs,
Pour y lester quelques canines,
Qui perceraient tous tes talents.
Visée au coeur par le pénis,
pour ne plus jamais y couper,
Et mourir frais de nos délices,
dans un marécage oublié.

Du bordel de Lautrec au carnaval d'Ensor,
Du sexe de Priape à l'origine du monde.

I never gone without my gode,
De jouets je rempli mon tiroir,
Tel des couronnes à ma gloire.
Mais dans ton âme d’apatride,
Je ne suis qu'une éphéméride.

Waiting for the day we will love each other
again.
Waiting for the day we will love
Waiting for the day we will love each other
again.
Waiting for the day when we’ll love.
Then we will love.
We will love.
Love Love Love

___________________________________

Tes yeux ronds
Comme des bulles
De savon
Matricule
Papillon
Je bascule
Mon crayon
Noctambule
Sur ton front
Majuscule

A ton nom
Particule
De rayon
Canicule
Je me fonds
Molécule
Aux régions
De ton cul
Au vallon
Sous ton pull

Tes mains font
Les crapules
Des façons
Tarentules
Tes mains ont
Des formules
Des chansons
Des calculs
Des leçons

J’affabule
Un dragon
Capitule
Je suis ton
Funambule
Sur le pont
Clavicule
D’Avignon
Péninsule
De ton con
S’éjacule
L’horizon.

De ton con s’éjacule l’horizon.
De ton con s’éjacule l’horizon.
De ton con s’éjacule l’horizon.

__________________________________

En attendant mon corps se noue,
Dans les bras d'un bel andalou,
et vitupère ma syntaxe,
I need my man from Halifax.

De ton con s’éjacule l’horizon.

De ton con s’éjacule l’horizon.

De ton con s’éjacule l’horizon.

 

Les corps se multiplient et s'étalent comme au souk, on y marchande sa chair, enflammant les écrans de tous les artifices.

On voit des truculences vulgaires, parce que besoin d'un trou. Alors les corps sont crus, les jambes écartées et les queues enfoncées. Il faut dans ce cas-là, dépasser la nature et porter la violence d'un porno violacé en gros plans saturés. Le bon goût du bourgeois s'en trouvera démuni face aux talons trop hauts, aux résilles marquées sur une jambe un peu ronde ou au string fendu sur une vulve qui suinte. Ça mouille, ça bande et fait gang bang. On cagoule les visages pour laisser place au cul, seule émotion valable de cette pornocratie.

 

Dans d'autres paysages, celui des bien-baisants, on s'attache aux couleurs ou mieux au noir et blanc, divulguant sous contrôle les corps dans leurs beautés. Souvent trop raffinée, la peau est déguisée de tous les bénéfices que la photo permet. On rase et on retouche, les ombres délicates ajustent les défauts. On s'affiche, le muscle saillant et le ventre creux en des poses sensuelles sachant montrer l'atout qui fera saliver sans pour autant voir l'objet qui, in fine, servira à baiser. Ces gens-là se veulent chics, d'un érotisme sain comme un relent freiné dans une soirée mondaine.

Y-a les originaux où ceux qui croyaient l'être, s'encordant en shibari multiples sans plus de naturel qu'un gigot ligoté. Sans oublier les amoureux des squats, abandonnant leurs corps au béton tagué d'un entrepôt vandalisé.

On voit aussi des nouveaux riches s'affublant de berlines rutilantes, de piscines azurées et de bains bouillonnants. Leur ciel est toujours bleu, la terrasse au beau fixe et les corps bronzés. Les seins parfois gonflés par excès de silicone se tiennent souvent droit quand la dame couchée s'essaie à son transat.

 

Ces corps sont ronds, fins, lourds ou bien fuselés. Ils ont l'âge de leurs plis, de leur enfantement, des lipides accumulés ou des sports pratiqués. Rêvant d'une jeunesse éclairée qui les a fuis, ils médisent parfois sur celles qui à vingt ans écœurent de ne pas être trop usées. Un jour, pourtant, elles seront bien fanées et jureront pareil que ces quinquagénaires. En attendant, elles se montrent bien trop et narguent les ridules comme on chante aux fenêtres.

 

Et puis il y-a les pines qui bandent et qui rebandent, qui n’arrêtent jamais, dans le vide et pour rien, sinon pour affirmer qu'elles mettent du cœur à s'ériger, qu'elles attendent une femme qui ne viendra jamais. Comme un essaim d'abeilles, elles fourmillent par milliers, se piquant d'être longues, épaisses et performantes. Ça file droit vers le ciel à la perpendiculaire du ventre, comme des buildings pelviens. Une ville toute en bite où surnagent quelques nœuds.

 

Quant à moi je patauge dans des chromas bizarres, putassiers sur les bords, pour vanter ma jeunesse arty aux yeux des mâles en rut. Derrière mes miches façon tête de gondole, je cache mes complexes. Trouvant plus belle que moi, je m'énerve ou m'excite derrière mon computer, attendant le jour vain où je serai libertine sans que mon cul s’abîme des contorsions visuelles que je lui fais subir pour qu'il me satisfasse.

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J'ai passé l'an

itinéraire libertin et conjoncture

Il y a un an, j'arrivai dans la fièvre moisie d'une pandémie mondiale, alors que confinés, nous espérions vaguement que ce virus abscons ne tiendrait pas l'été.

Je n'avais pas vingt ans et je voulais vaquer dans d'orgiaques secousses où les mœurs légères offrent du sexe en sus. Trois mois d'enfermement me laissaient fort contrainte et freinaient mes désirs. Je marmonnais mes rêves à qui voulait l'entendre, attendant le départ d'une course aux excès, telle une fieffée pouffiasse à l'aube de soldes monstres.

 

Les beaux jours me firent jouasse, je paradais du cul, faisant bander binious et inonder culottes. Je remplissais mon quota de ferveurs extatiques et d'orgasmes ronflants en un été frivole. Je me fichais de tout, des chibres trop bavards, des couples dissonants, des pétasses à micheton, pour dégotter douceurs au creux d'un four à baise.

On me voyait vanille dans ce cloud pornophage où tout est érection. J'aimais être bien jeune pour ceux qui pensent savoir, m'ordonnant de les croire quand ils me voyaient simple et sans ambiguïté.

Je laissais mes passions brûler jusqu'en septembre puis refermais ma porte à l'horizon soudain d'un nouveau cloisonnement.

 

Dès lors, je pris ma plume pour m'armer d'un soleil et cramer les âneries qui ornent cette enceinte. Je regardais de près ce fascisme sexuel qui fait des corps ingrats des exclus du conclave, tous ou presque assoiffés par l'urgence d'un corps glabre, d'une jeunesse éternelle et d'expériences passées. Ces nazillons du sexe effaçaient l'imprévu des cœurs tremblants d'émoi, les gestes maladroits des nouveaux arrivants et les prolos rétifs à payer leurs entrées pour quelques nuits fanées

Vint le froid de novembre où l'homme cache son membre et mes soirées pubiennes se firent en solitaire. De ce vide incongru surgirent des inventions, claironnant mon passage en quelques actes foutraques, m’associant aux malins pour créer du vivant là où il n'y a qu'écran. Je n'échangeais des mots qu'avec les magiciens, l'absurde en bandoulière pour ne prendre au sérieux que les plus fous d'entre eux.

 

Aujourd'hui, joviale et carnassière je m'invente pour demain, m'assurant qu'un beau jour, je renaîtrai comme d'autres, aux balbutiants plaisirs des rencontres folâtres, gesticulant des miches pour affoler l'Alfred. En attendant, je piaffe dans un nid de béton et vise par la fenêtre les rayons du printemps.

 

Pour ce qui reste.

 

Elle ne capte plus, un vrai légume sur patte ma mère-grand, ça déambule et ça s'agrippe comme une guenon malade. Elle qui fut mon oreille, celle qu'on a à 15 ans quand les hormones se pressent, foutraques et jubilantes. Mais aujourd'hui chez la mamie, y a que des voyelles dans le zig et des consonnes dans le zag.

Que m'aurait dit ma septuagénaire de mes aventures polymorphes? De mon cul en bataille sur un site à tringlage ? De mes fraîches tentations de faire ça à plusieurs? Celle qui me donnait ordre de savoir bien aimer, de jouir de tout mon corps et de mes appétits a l’Alzheimer en plein et ne me dit plus rien. Elle a aimé beaucoup et a tout oublié. Je cherche dans ces yeux un sourire bienveillant et ne suis plus pour elle qu'une tête hebdomadaire.

Je la voudrais joyeuse à mes divagations, pleine de ces belles paroles me disant qu'il faut vivre, parader en sifflotant et baiser fort la mort en roucoulant du cul. Elle me dirait ; Poulette!! Fornique à qui mieux-mieux mais te fais pas baiser, agence bien tes ovaires à ceux qu'ont l'amour beau. Fricote pas dans la mare de tous les creux bestiaux, choisis des volontaires qu'ont l'argument du verbe autant que de la queue. Si tu veux du saphique fais parler la madame, histoire qu'en conviction sur les plaisirs lesbiens vous soyez ambiancées par les mêmes cagoles.

Protège-toi de l'ennui et des baiseurs de nombre, qui cumulent les filles pour en faire un bouquet. Va vivre tes orgies en plaidant pour le cœur et branlotte pas les cons ça vit sans horizon.

 

Pas sur qu'elle eût dit ça mon aïeule, trop heureuse de penser qu'un homme me suffirait et que je ne pavoiserai pas du nichon pour attiser les braguettes online. Peu importe, elle s'est tue et je me baratine en l'imaginant fière de moi, usant de tout mon corps comme plaidoyer jovial à quelques bacchanales

 

Calmez-moi

chanson

De ma bouche arrondie à sa peau de velours

Ligotant mon orgueil à l'ombre de sa voix

Il se grippe à mon cul comme une Pompadour

Qui s'agite et minaude sur sa gueule de roi

 

Enrhumée des grimaces de mon faciès heureux

Tant de voracité m'invite à des prouesses.

Un tison dans la queue pour y souffler le feu

Liminaire savoureux érigeant son altesse

 

L'océan, la dérive jusqu'à l’attouchement

Les hommes comme un calmant

 

Le cœur, le cul, le con et puis l’accorte extase

Vierge ou Venus offerte maculée du prophète

Qui coule sur mes joues de sa trompette qui jase

De cette joie branlante qui me fait satisfaite

 

Pissenlit et violette sur ma peau de métèque

Pousse comme du chiendent à la perfide Albion

Je m'évase et m'enjoue de cette flûte à bec

Parjurant mon prochain pour ton joli pinçon

 

L'océan, la dérive jusqu'à l'enchantement

Les hommes comme un calmant

 

Prêtresse de Gomorrhe léchant un matador

Qui vise ce garçon de deux fois mes printemps

Un bien bel incident lissant mon coffre-fort

Le majeur et l'index à deux doigts du clinquant

Comme une esclave et reine, sainte hallucinogène

La pluie, les poutres et le jus d'un jean-foutre

Le pelvis d'Elvis qui claque ma vingtaine

Et m'enjoins une dose du sperme dont il m'accoutre

 

L'océan, la dérive jusqu'à l’avènement

Les hommes comme un calmant

 

Le replay de son être gisant de mon climax

Jouissant dedans sa main à force de besogne

Et délivrant ton nom à perdre ma syntaxe

Je triomphais des larmes qui me firent gigogne

 

Il jouit nonchalamment

Dans un déhanchement

Donnez-moi ce calmant

Que je file sagement …

 

T'es mon genre

Du libertinage sur site 

Mes sœurs me suivrez-vous si une bien belle apocalypse faisait de nous le sexe fort? Si l’Éden éclairé rendait vertu aux pommes que la femme infidèle a croquées par amour? Que seraient nos espoirs dans ce curieux mélange d'un homme aux seins d'ogive préparant le manger à la femme vautrée, grattant ses couilles molles comme on malaxe une pâte?
Et les culs rebondis dans des jupes en cuir rouge de quelques mâles exquis, se feraient siffler de loin par quelques amazones paradant en moto aux cylindrées ronflantes, pour bruyamment signer leur dure féminité. Y a-t-il sur cette terre plus belle confusion que de voir les cheveux ras d'une belle androgyne violer de son regard les cheveux ondulants d'un masculin sujet?
Tels des flamands roses, sur des talons perchés, ces messieurs maladroits se péteraient les chevilles à rattraper un bus. Le collant filé par leurs ongles saillants vernis d'un teint grenat, ils iraient au salon se faire le maillot, pleurant jusqu'à leur mère quand la bande de cire chaude s'extirperait de leur peau.

 

Ces dames seraient assises les jambes trop ouvertes, fières et bavardes sur les petits culs qui passent aux terrasses d'un café. Jugeant que le gonze n'est plus ce qu'il était depuis qu'il lutte pour sa dignité.
On se perdrait en allocution sur la défense des hommes et le mépris de classe dans lequel ils surnagent, payés à moitié prix pour faire de bas offices, quand de vieilles donzelles se feraient frire le gosier sur quelques îles défiscalisées, entourées d'éphèbes à moitié nus.
Alors sur les réseaux, on fustigerait les miss, de celles qui vous harcèlent au détour d'un couloir, invitant le pauvre hère à finir le boulot dans une garçonnière à deux pas du bureau.

Il ne saurait y avoir un tel marigot tant le monde des dieux s'en trouverait violenté, représentant le Christ en pin-up effrontée, posant ses formes rondes sur une croix ornée.
Alors la femme soumise à ce vieux monde obscur s'extirpe en gestes lents du carcan ancestral.
On en voit même certaines se plaire à ces augures et parier sur l'argent pour nourrir les fantasmes des branleurs impavides, figeant tous les vagins dans celui de la putain.

Pour mémoire

Il faudrait m'emprisonner pour avoir le temps de narrer notre histoire, me foutre à l'isolement pour dégommer les heures perdues à gigoter dans les rues parisiennes. Ainsi j'écrirai ce qui orna nos nuits, je passerai tout le jour à décrire ta carcasse émaciée qui taraudait mon cœur et tous mes orifices. Je vaincrai fierté et autres vanités pour abjurer cette vaine timidité qui me fait parler de la gaudriole plutôt que du divin et revivrai, ne serait-ce qu'en mots, l’ascension fanatique qui raviva nos âmes au prélude d'un crime qu'étaient nos corps étreints.

Un glissement souterrain se baladait en nous, une vague immatérielle plaquait nos volontés jusqu'à nous rendre fou de n'être plus qu'un rythme, une cadence folle claquant tout au passage jusqu'à nos ventres en sueur.

J'ai par-delà mon âge eu peu de soumissions, pas celles que l'on s'obligent par fantasmes éventés, juste la déraison de se donner entière à la prison dorée qu'est l'orgasme primaire. A ne voir dans l'autre qu'un organe essentiel à sa vie dissolue légitimant tout ce qui dans les gémissements nous fuyait au dehors. Pour qu'entre deux jouissances nous perdions toutes limites, évacuant les saisons pour avoir toujours chaud de nos vagabondages fatalement érotiques.

Je ne saurai décrire le moindre de nos gestes tellement il m'a baisé sous tous les horizons. Nos effusions verbales se limitaient aux râles que font les animaux et nos ruts insatiables nous laissaient sans parole, échoués sur le sable mouvant d'un pauvre lit grinçant.


Aujourd'hui je suis libre, trop peut être et n'aperçois plus que l'ombre de son visage. Il est parti lointain sur d'autres continents à faire jouir des femmes au-delà de la mer. Ce fut un temps béni comme il y en a parfois, quelques semaines au plus que je garde en mémoire. Infidèles aux passions, nous nous gardâmes d'unir nos cœurs, laissant de fines écumes éparpiller nos brefs souvenirs.

 
 

Sarah oui

chanson 

Dans un tripot de bas quartier

où l'on buvait sa juste paye

servait l'air désabusé

une jolie fille de Tanger

 

Frottant ses paumes à ses hanches

elle sifflotait jusqu'au dimanche

pour départir les blondes des blanches

additionnant comme on retranche

 

Oh Sarah , sahraoui de Paris

s'attifait comme une lady

 

De sa poitrine volontaire

suintait un jus caniculaire

ravivant le vœu d'adultère

de tous les vieux clients pubères

 

Alunissant sur son cul rond

ces messieurs bavaient du houblon

et bien que plusieurs fois daron

Ils s'abjuraient sur son troufion

 

Oh Sarah , sahraoui de Paris

Dans sa voix miel et cris

 

Traînant des pieds jusqu'au trépas

Les yeux pleins de mea-culpa

et les corps lourds comme un bouddha

Ils vidangeaient une armada

 

Et toute la nuit elle dandinait

Sans jamais s'laisser démonter

Par tous ces voyeurs avinés

criant trop l'amour et l'acmé

 

Oh Sarah , sahraoui de Paris

En son sein un paradis

 

Au plus trivial des ancrages

se révoltait son doux visage

taisant les rumeurs au passage

En écourtant les badinages

 

A l'aube crue d'un beau lundi

Elle se tira en Acadie

une bien sombre mélodie

emplit le bar et ces on-dit

Oh Sarah , sahraoui de Paris

Son avenir à l'infini

 

Sa peau de bronze dans le frimas

ses lèvres larges au teint grenat

visant le cœur d'un Attila

firent d'elle une reine au Canada

 

 

Oh Sarah , sahraoui de Paris

Sahraoui de Paris Oh Sarah a dit oui

 

Oh Sarah , sahraoui d'Acadie

Sahraoui d'Acadie Oh Sarah est partie

 

Victime consentante 

Du libertinage sur site

J'en lis des conneries depuis que je suis ici..Déferlent sous mes fenêtres d'innombrables emmanchés qui veulent culbuter du trou avant que d'être. Mon incommensurable légèreté me fait généralement siffloter la Carioca quand quelques intrus viennent me proposer la bascule, à grand renfort d'adjectifs aussi délicats qu'un porc à l'abattoir. Je me fais même un honneur d'ignorer l'encombrant sans lui témoigner quelques mots doux pour le remettre au sec. Pourtant un abruti d'un genre particulier m'escagasse l'hypothalamus. Celui qui, sous prétexte d'un facteur ethnique, se voit dans l'obligation de rajouter que je ne lui tripote pas le zob à cause de sa couleur de peau...

 

J'entends qu'il y a, dans certains bosquets à baise, de sombres xénophobes qui préfèrent se taper du blanc pur souche plutôt que de copuler dans la joyeuseté avec le reste du monde. Mais m'entendre dire, par ceux qui se voient victimes de racisme, que je pratique l'abstinence verbale à cause de leur teinte, me fout les glandes autant qu'une ouverture facile sur un paquet de chips qui m'éclate à la gueule

Moi qui suis métisse, bâtarde et vaccinée, je ne saurais user de mes origines pour nier l'absence d’intérêt qu'un Homo sapiens, de type mâle ou femelle, pourrait avoir envers moi et profiter de l'aubaine pour jouer les victimes du cul plus blanc que blanc.

 

Il est bien des endroits où le racisme s'infiltre et fait dire aux plus cons des absurdités dont la déflagration me hérisse encore le poil pubien, mais se voir ramenée à l'état de castratrice raciale par facilité, me donne envie de foutre des coups de talon sur la tronche du chialeur qui croit que mon vagin demande les mêmes qualités qu'une agence immobilière pour y foutre son zgeg.

Exhibe toi mon cochon!

La vie en cam

Écrire sur tout , sur rien, sur l'abysse qui réunit des gens comme autour d'un totem. Parler du beau temps, du couvre-feu, du repas du soir, s'énerver de celui-là ou d'un autre, de ceux qui n'y sont pas, accuser, se réjouir, boire et s'exhiber parfois, mais toujours assis dans nos piaules à lorgner des live brouillons qui ne jurent qu'en tribus, évacuant le vrai monde pour piailler sur un foutu clavier..
Via sa cam en roue libre, voir s'agiter l'humain qui fort de son ennui passe le dîner en compagnie des autres. Il bouffera du poireau en suçant ces doigts noueux et sera star d'une heure, avant que d'être remisé par la suivante qu'a les nichons qui pointent aux mots des acrobates
C'est une cour de récré, sans préau, ni école, on se connecte par peur de rater la rumeur, l'imbroglio du jour. On voudrait bien partir enlacer l'inconnu, embrasser sa famille, aimer durablement , baiser comme il se doit, jouir, courir vers d'autres rendez-vous mais la pandémie règne. De barrière en barrière, on s’accommode des phrases et des écrans mouvants.
Le con, le cul et puis la tête, des verges fières et des masques sages pour cacher je ne sais quoi. L'illusion qu'en passant en direct on y trouvera passions et quelques amitiés, que les beuveries de groupe assureront à ceux-là l'image d'un être libre et facétieux quand quatre cents voyeurs ne veulent que du porno fait main.
Y a même plus Frida qu'est belle comme un soleil mais qui s'est débranchée après avoir baisé la caserne à pompier. Les plus anciens se noient dans des discours fiévreux sur le libertinage, affirmant en cadence que c'était mieux avant. La jeunesse éclairée met des S à « ça va » et pourchasse la donzelle en lui disant « té belle ». Et moi je fais le nombre, affichant toutes mes joies et mes incohérences à d’innombrables gens dont je ne connais rien. Un membre comme tant d'autres agitant son drapeau au cœur d'une fourmilière.

LESSON 1 PART 2 - LE CUNNILINGUS

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Leçon de chose bis

LESSON 1 PART 2- LE CUNNILINGUS

 
 

Leçon de chose

LESSON 1 PART 1-LA FELLATION

 

Non contente d'avoir écrit sur la fellation et d'avoir fait péter la machine à like, je m'en vais, fière comme un bar-tabac, vous narrer le cunnilingus (nom masculin, du latin lachagattatareum)

 

Avant de la gamahucher, soyez attentifs à la demoiselle et à ses humeurs, s'il en est certaines qui coulent de source au premier regard, d'autres ne prennent l'eau qu'après moult excitations. Le temps de combustion de l'origine du monde n'ayant pas la verticalité soudaine d'un pénis en érection, il est demandé aux utilisateurs de tripoter la femelle en divers endroits, jusqu'à lui lécher patiemment l'ensemble de ses zones érogènes avec l’assiduité d'un fauve finissant sa gamelle.

 

 

Une fois assurée du bon fonctionnement de l'écoulement, la gueuse souriante et à semi-offerte écartera les cuisses sans justification, en criant haut et fort « Va-z-y bouffe-moi l'minou ch'uis plus qu'un trou !! »

 

Toutefois, l'homme excité par cet engagement soudain, peut, dans un élan tauromachique s'écraser le pif contre la fente et fourrager intensément la gazelle de sa langue tentaculaire. Je ne saurais trop lui recommander de commencer doucement par tourner autour de l'entrejambe avant d'actionner le petit bouton rose situé au centre (voir fig 1) que l'on appelle aussi dans les milieux autorisés le clitoris (nom masculin, du grec brouttemoidonlorifis)

Si vous n'aviez pas encore pris connaissance de celui-ci, imaginez un tout petit chaton de quelques jours. Il ne vous viendrait pas à l'idée de le malaxer comme on le fait d'un gros toutou qui donne la papatte? Alors soyez précieux comme si vous aviez un diamant au bord des lèvres. Du bout de la langue, titillez-le comme on lèche un fil pour le faire passer dans le chas d'une aiguille. Puis pressez -le légèrement et tournez autour comme on roulerait un palot baveux à l'adolescente étonnée d'être enfin désirée.

La femme reconnaissante devrait alors poser ses mains sur votre crâne, telle une reine faisant chevalier un de ses vaillants guerriers après l'assaut d'une forteresse.

Quelques soupirs encore discrets, sonnent l'appel des renforts, vous pouvez alors glisser du petit appendice à la zone humide (voir fig2) avec l'agilité d'un singe à passer de liane en liane.

La dame jusqu'alors consentante mais néanmoins sur la réserve, vous invitera alors à lui fourrer la chagatte jusqu'à vous mettre en apnée pour une durée indéterminée, provoquant ainsi quelques noyades, même chez les pros du gazon. Le visage du monsieur se doit d'être barbouillé de cyprine (voir fig 3) il pourra alors se servir de ses doigts pour provoquer orgasmes, fontaines et pets de fouf . Notez que l'insertion desdits doigts se fait progressivement. En aucune manière, index, annulaire et majeur ne sauraient s'aventurer du premier coup dans l'orifice génital d'une gonzesse normalement constituée.

 

Il est alors temps de pénétrer, sans mollir, de sa vigueur mâlique ou de quelques godes saphiques, la moule inondée de la poule devenue dévergondée.

 

NB. Le vibromasseur n'est pas l'ennemi de l'homme et peut, en toute occasion, servir de partenaire à la gâterie, ceci même si son efficacité a tendance à énerver le macho de base.

Sur ta peau noire

Du libertinage sur site

Un ami très cher et néanmoins pervers a quelque peu insisté pour que j'écrive un post sur la fellation. Ne voulant pas proposer une énième apologie du dard, j'ai vainement retardé l'élan qui le poussait à me voir écrire qu'il en était de la pipe comme de l'os à moelle, il faut s'en tartiner le gosier pour bien en profiter.

C'est donc par une leçon avisée sur la chose que je répondrai à mon camarade. Ceci à l'attention des quelques perruches qui n'auraient pas encore compris l'étendue du pouvoir qu'il nous est donné d'avoir quand la babiole d'un gusse traverse notre épiglotte.

Une fois l'homme nu, les muscles bandés et l'engin érigé, il nous faudra sourire devant ce beau miracle, d'un sourire malicieux mais point trop appuyé. Le mâle pourrait y voir une ironie cachée quant à ses centimètres et se vexer soudain de n'être pas un cheval. Pour les plus aguerries, se mordiller la lèvre en ouvrant grand les yeux donnera à ces messieurs l'impression d'être l'élu dont nous rêvions sous cape.

Une fois le pénis en main, deux écoles se font jour. Il y a les enragées qui avaleront d'entrée, jusqu'aux couilles s'il le faut, la verge du condamné. Cette pratique présente un risque non négligeable, celui de se niquer les amygdales et de tousser comme une tuberculeuse une fois la biroute évacuée. Je vous recommanderai donc d'user de la méthode dite "espiègle" consistant à sortir la langue pour, dans un premier temps, lécher le gland de sa seigneurie avec l'application d'une lycéenne à déguster une glace à l'italienne. Il vous faudra ensuite glisser, sans secousse, le long de la tige du monsieur en n'oubliant aucun recoin de la bête, testicules inclus.

Si quelques poils venaient à atterrir dans votre bouche, gardez-vous de toute grimace et d'un air dégagé, ôtez-les comme on le ferait d'une arête de poisson.

N'oubliez pas de le regarder régulièrement dans les yeux pour lui signifier votre intérêt pour la chose, cela le rendra fier et beau comme un général de brigade.

Une fois cette mise en bouche effectuée, il est temps pour vous mesdames d'attaquer le gros morceau...Commencez par avaler consciencieusement le manche pelvien en invitant votre salive à inonder copieusement l'ensemble des parois. Le gland doit être turgescent, la verge lubrifiée, les veines bleutées et l'homme désemparé. Si celui-ci applique sa main sur votre crâne pour pousser plus avant sa queue dans votre gorge, signifiez-lui par le geste qu'il n'est point de désir qui ne se fait attendre. Quand des râles de satisfaction parviennent à vos oreilles, vous êtes sur la bonne voie.

Il est temps d'accélérer le rythme et de tenter, selon vos capacités buccales, d'avaler la queue au plus profond tout en fermant vos lèvres sur celle-ci. Il est à noter que certaines ont des talents d'avaleuse de sabre qui relèvent de la haute voltige et laisseront sur le carreau les trois-quarts d'entre nous. Vous pouvez évidemment faire tout cela sans les mains, ce qui vous permettra de faire un tricot pour le petit dernier durant la turlutte.

A ce stade de la compétition, le péquin moyen se verra jouir dans votre bouche, sur votre visage, vos cheveux, mais pas dans les yeux ni sur votre cachemire tout neuf parce que faut pas déconner quand même, c'est pas lavable en machine.

Pour les plus résistants, qu'ils soient peine-à-jouir ou désireux de copuler avant que de vous farcir de sperme, il vous reste à lui gober les burnes, lui téter le nœud, lui rouler une pelle à la pine et à débiter quelques mots grivois du type "Va-z-y mon cochon éjacule-moi sur l'con"


Dans le pire des cas, le prélèvement à la source se fera de la main même du mâle, qu'il sait experte quant à ses volontés. Vous permettant ainsi de terminer le cache-col en alpaga commencé l'hiver dernier, tout en n'oubliant pas d'ouvrir la bouche reconnaissante pour recevoir la semence du dit garçon.

La prochaine fois, nous étudierons le cunnilingus, ceci à l'usage de certains de ces messieurs qui confondent encore trop souvent clitoris et auto-tamponneuse. 

Loin du marché aux bestiaux envisagé par certaines libertines, le désir d’unir mon corps à la négritude assumée d'une âme bien née, à parfois nourri mes fantasmes de bâtarde éperdue.

Comme auréolés d'une bien étrange acmé à laquelle la femme blanche ne pourrait échapper, les mâles aux teints café restent trop associés à ces foutues mesures dont les hommes sont si fiers et dont les pieux d'ébène seraient les superstars. Quant aux femmes de couleur oubliées au cachot de leurs sexualités, elles n'ont que peu de place dans l'occident vainqueur de toutes les perversions.

De ce sujet casse-gueule où l'on sombre bien vite dans quelques vieux clichés sur des dons supposés qui rabaissent la fierté d'être Afro à celle d'être jugé comme un nègre épatant... je tenterai de m'extirper pour déposer des mots aux pieds de leur magie.

 

Je me revois en transe à écouter ces voix qui font lever nos âmes dans la soul éternelle et ces cris électriques qui foudroient l'estomac dans toutes ces rages funk, dont la brutalité exquise nous invite au vaudou dans quelques îles dévastées mais bien tambourinantes.

De ces danses acharnées que des peuples entiers ont voulu imiter, reste cette densité dont les reins sont le cœur, comme les prémices obliques à tout acte érotique. Ils semblent chercher un pas pour oublier un monde trop vrillé de frontières et s'évadent d'un geste, avant que les corps tanguent. Et d'exil en exil, de Cuba à Paris, de New York à Rio, l'amour métisse leur peau et nourrissent nos esgourdes de nouveaux rythmes chauds

 

Et ce trop de fierté pour échapper à quelques fatalités, comme Nina qui s'embrase sur quelques fruits étranges pendus aux arbres froids de cet Alabama...Mais ne sombrons pas ici dans le tragique. Ce n'est, somme toute, que le regard succinct d'une moitié jaune sur bien des gens que j'aime et que l'on voit si peu au pays des orgies caucasiennes. Alors je me contente de caresser sa peau couleur de jais en jouissant des instants où nous nous oublierons, à quelques pas des cons qui n'y voient que du noir.

 
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Babylone égotique

Du libertinage sur site

 
 

Amazone

Chanson

Sur quelques rives de l'Amazone

De Manaus à  Macapá

A trop bien vivre jusqu'au trépas,

on y entend des colibris

et des Aras de Macao

Qui chantent jusque dans la nuit,

dans un liquoreux staccato

 

 

Sur certaines rives de l'Amazone,

de Sentérem jusqu'à Belém

En souvenir de ceux qui s'aiment,

j'ai vogué vers un coin perdu,

où les marins se font prophètes

De ces beaux poissons éperdus,

qui me feront un jour poète

 

 

Sur d'autres rives de l'Amazone

Le Madeira ronge Óbidos

et nous inonde jusqu'à l'os

Dans cette eau noire couleur de thé,

j'ai vu la nuit dans tes paupières

Pour replonger dans mon passé

Au creux de ce fleuve incendiaire

 

 

J'y suis parti seul sans ta peau,

qui rêvait d'un autre salaud

Une princesse devient crapaud

Un autre amour dans le dos

Pour fuir jusqu'à Mexico

Pour fuir jusqu'à Mexico

Dans la Babylone excentrique que forme ce site égotique, tous ont le goût des maux. En parangon de vertu sur ce que doit devenir le libertin modèle, un être majestueux qu'on ne saurait contraindre. Une liberté de dupe dans une grande bacchanale où l'on vivrait cent ans à ne faire que l'amour, oubliant la misère et la mort au passage.
Flagorner son prochain pour mieux s'entendre dire que l'on est belle à voir ou fabuler soudain sur le corps d'un homme libre aux épaules trop larges pour ne pas vous cacher.
Et tous ces fiers-à-bras, de vingt ans nos aînés, qui gesticulent et pleurent sur la fin d'une époque, quand ils n'étaient qu'objet de peu de convoitises. Aujourd'hui les rumeurs et la pire des engeances envahissent ce bas monde où crédules et naïfs rêvent d'un vaste silence où l'on baiserait au cœur les plus enracinés.
Je ne saurais être vierge d'un passé douloureux et des exquises humeurs qui me font être une femme et vous laisse au passage quelques plumes au cul pour fêter l'arrivée de la nouvelle année

Combustion spontanée

Du libertinage sur site

 


Il est des jours quelconques où l'orgasme est trop sourd et presque puritain, où l'ombre d'un souci vient déranger l'octave qui s'échappe de nos lèvres. On voudrait, d'un vœu pieux, se fourrager le ventre pour qu'il explose au cœur, mais il est bien trop court pour tout nous envahir.

Il y a celui pratique fait de jouets encombrants, sortis de sous le lit pour donner de la joie, quand seule et excitée, ne reste qu'un vibro pour allumer nos phares. Plastique et silicone se donnant rendez-vous pour tripoter nos vices.

Il y a celui des femmes quand elles ne sont qu'entres elles, long et lascif, qui tient du rythme lent et des actes buccaux. Comme une satisfaction de tant de précautions et de ce savoir-faire que seule une acolyte peut deviner en vous. Un piège de douceur, de doigtés salvateurs, qui irriguent les corps jusqu'au sommeil du con.

Et puis il y a le monstre, une vague imprévue qui vous muscle les sens, le buste déployé et les jambes tremblantes. Un gosier trop serré sur une bouche entrouverte d'où ne sort aucun son jusqu'à libération. C'est un frisson d'hiver et un bouillant été qui se mêlent au passage pour diffuser l'orgasme jusqu'au plus petit pied. Des larmes innocentes s'écoulent sur nos joues, nous laissant vide et flasque dans la nuit électrique. Abandonnée au monde pendant quelques minutes, aplatie comme une otarie sur un buste d'homme nu, quelques électrocutions viennent encore nous bercer, comme un massage cardiaque avant l'arrêt du cœur.

Le souffle s’apaise enfin.. Lui vous a vu mourir d'un plaisir inconnu et vous sourit bêtement en vous disant « Ça va ? » et vous susurrez « oui » en clignotant des yeux. L'orage est bien passé, il reviendra peut-être.

Le taureau 

Une vague histoire

Dans l'outremer de tes yeux, un jeu de billes disgracieux, je vois mon sourire de guingois trompé par tes larmes de roi. Ton nez de buse m'indique le sud aux heures où l'ombre s'abrite sous ton pif. C'est pas bien beau quand ta bouche fait des O, surprise par un baiser que je voulais léger.Tout ton corps bat de l'aile à force de lipides et je m'agrippe aux bouées que forme ton bassin. Je suis comme un roseau sous ton poids de taureau, j'ai l'estomac exsangue sous le joug de ton membre.
Couché sur moi comme un phoque sur mon ventre, tu récupères et parfois tu suffoques. Tu te relèves et tes mains engourdies tirent mes cheveux étalés sur le lit. Ton bel organe, une voix de baryton qui se voudrait ténor d'une authentique passion laisse mon cœur froid comme une fille de joie. Il fut un temps où tu étais boxeur, d'un coup de rein tu me donnais l'onction, une délivrance à chaque collision.
Ne reste plus que tes poings sur ma face quand fouettée par les verges d'une disgrâce je me trouvais être ton vertige et démon. Je suis partie loin de toi et j'offre maintenant mon cul pour la nuit à ceux qui m'aimeront sans lendemain. Ils me prennent parfois pour une reine quand ils croient voir sur ma peau une marque qui n'est pourtant que ton sceau. Un couteau qui a tranché mon paletot pour s’arraisonner dans mon dos. Un geste fou d'où je renais voyante, le regard fier de cette liberté de ne plus jamais être ta possédée.

œstrogènes au bûcher 

Du libertinage sur site

J'ai tripoté du verbe divers membres du site, des plus iconoclastes aux rangées du croupion. Alors en ce lundi, je m'arrime à ma pomme. Amoureuse des prodiges que peut donner l'envie, je vise l'Annapurna dans mon cerveau vivace. Jouir comme une acrobate au sortir d'un axel, heureuse de mon exploit, hallucinée et folle et priant pour qu'un ange vienne à déraisonner, me laissant abîmée de la course au plaisir. Je veux des œstrogènes dans mon curseur, caressez-moi l'échine et de ma truffe humide, je sentirai vos mains gigoter sur ma peau.
Faut-il que le froid règne pour qu'une Marie-Louise ne m'encadre à son cul et que je m'y épuise en baisers balisés, parcourant celui ci jusqu'à trouver son con? Et la bite à Dudule et son charmant bidule qui me fore les parois de son accent aigu. Ainsi sa queue courbée vient se loger longtemps dans les coins chatoyants de mon antre pluvieux.
Je veux brouiller mes pistes, entrevoir d'être trois et y perdre la foi dans un numéro libre où je glisserai mon ventre entre deux corps cachés. Ignorer la prudence des félins sédentaires et jongler en cette jungle pour briguer un sourire quand dans ma bouche avide j'aurai perçu l'effluve d'où viennent nos origines. Je secrète en secret le suc de mes désirs, avant que de brûler comme une Jeanne au bûcher quand la covid passée me fera reine et putain.

 
 
 
 

Satyriasis & The Nympho


L'assassin aux dents blanches 


Musique & voix: Yokiko Kamurasa /  Paroles: RowenaM / Video:  RowenaM / Modèle: Papillon    

Le quart vaudou de sa peau brune

Tatouée aux quatre cardinaux

Un cœur fendu d’une épée gravée à son bras

S’enlise sur quatre papillons ciselés au ventre

Tandis qu’un dragon rouge d’écaille rugi

sur la vague de son cul


Sur l’écran de silice

Navigue nos iris


Dans sa fenêtre de capture, tous les hommes y confessent

l’orgueil d’être sa muse

Criblant sa belle carcasse de compliments de buse

Elle trompéte à nos vies

Les miroirs de nos écluses

Et danse en courbe vive, la beauté perdue et retrouvée


Fontaines à fables humides où l'on puise sa source.

Eclaboussant de frustration les absents du conclave


Elle se reclus soudain,


Affluent de vagues larmes en potences sous ses yeux.

En potences sous ses yeux.

Elle se reclus soudain,

Affluent de vagues larmes

En potences sous ses yeux

En potences sous ses yeux


Du mascara grisant ces joues elle se fait des peintures

Aux noires beuveries des mots elle préfère les ratures


Sur l’écran de silice

Elle a brulé nos vices


Le laptop de série n'affiche plus que son cul

Plus que du noir,

une image fixe,

comme un tombeau

Certains s'agrippent encore de l'avoir aperçu

Jaloux et carnasiers ils griffent sa mémoire

Elle est partie lointaine


L'assassin au dent blanche l'attend

L'assassin au dent blanche l'attend ….

 

Vide alternatif

Du libertinage sur site

Depuis quelques jours , je suis quelque peu vide, pas d'idée, ni ambition. Je gambade sans filet et ne m'insurge de rien. Pas plus tard qu'à l'instant, un poète m'a écrit «  je veux te détruire » eh ben je n'ai rien dit... J'ai laissé ce gazouillis de tractopelle me passer devant comme un chauffard manque de vous écraser. Je l'ai banni gaiement sans que ce gentleman n'ait à subir une dissertation sur le fait qu'une femme n'était pas à manœuvrer comme un marteau-piqueur.

 

Vide vous dis-je! Absente aux aboiements et aux queux raides comme la justice qui s'affichent en mon endroit. Quand ce couple m'a invitée à me faire prendre sans que j'eusse le temps de donner mon prénom, j'ai pagayé à contresens sans plus de difficulté qu'un olympiste. J'ai dit merci mais non! Et pas une remarque sur l'absence de savoir-vivre, rien! Zen comme un bonze méditant. Il y a peu je m'emportais vainement sur ces pauv' gens, cons comme une valise sans poignée certes, mais qui n'usent de leur style que pour se prendre des vestes.

Alors l'âme au sec, dans mon petit chez moi, je reste sage à l'ombre de quelques HLM de banlieue où quelques sifflets fuitent parfois pour me signifier que mon boule balance trop. « Ma'mzelle t'es bonne !! » chante encore à mon oreille ce Cyrano de basse-cour et puis « Salope » quand ma timidité maladive m'empêche de répondre positivement à son offrande vocale. Mais à regarder de près, je m'interdis souvent de penser à ces vagins sur pattes qui gonflent leurs attributs à l'aune d'une kardashian. Pétasses en string pour yachts , elles qui n'ont pas plus de neurone que ce fils de pauvre aux verbes crus de frustrations multiples.

 

Arrghhh ! Voilà t'y pas que je m'agite à nouveau, que mon humeur joviale de gentille callipyge mirant mes fesses d'ignorante, se trouve perturbée par des considérations politico-érotiques. Allez !! me dis-je. Sois légère et regarde ces bonnes gens qui ont bien trop d'amour pour juger leur prochain. Tu n'es qu'une bâtarde aux pieds d'argile et ton cœur de donzelle ne rêve que de caresse à l'endroit que l'on sait. Alors sirote les compliments sans fracture du cerveau, à juger par le vent je mouillerai à bâbord.

Entre le clair et l'obscur

chanson

Dans ma douce indolence au lendemain d'un dimanche,

duquel j'avais moiré ma peau de quelques étoffes en flambeau,

J'ai vu ton corps de palissandre

Le matin était encore pourpre

J'étirais mes bras à ton cou

Glissais un baiser sur ta bouche

A l'aube d'une nuit révolue.

À l'aube d'une nuit révolue

 

Tu dessinais un quart de cercle pour effacer de nos mémoires les gestes vains des partisans

De ceux qui criaient aux bâtards, quand ton cuir noir de Guinée baisa longuement ma chair opale.

Adieu la peine et les souvenirs,

La foule est grise et le cœur tendre

Unis comme deux alluvions

Aux cris de bêtes des troupeaux.

Aux cris de bêtes des troupeaux

 

Le parfum de nos origines nous ferons visiter le monde, du riz, du manioc et des rives où la jouissance est allégresse. On entrevoit par la fenêtre le ciel lointain des continents

Nous y arrimerons nos désirs,

En juge de paix et d'amour vain

Tu feras bagage en Eurasie.

Fera bagage en Eurasie

 

Et tout le jour comme des souverains, nous fuirons les parades mortuaires pour vivre entre le clair et l'obscur.

Pour vivre entre le clair et l'obscur.

Prolo du cul

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Le mâle nommé 

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Moi qui ai été élevée entre Leffe et Stella, qu'on versait en pression aux turfistes éreintés d'avoir perdu leur solde. Là où les cacahuètes épongeaient le plus soûl, brandissant un ticket qu'il assurait gagnant à qui voulait l'entendre. Je me sens comme intruse quand je vois défiler des magnums de champagne dans quelques hôtels de luxe où certains se rencontrent. Les grands bains bouillonnants de la taille de ma chambre, entourés de bougies où des femmes se déploient, m'encouragent à penser que je suis un ovni entre deux crus classés.
Des talons à mille boules qui font les mollets fins des starlettes en goguette, aux lingeries raffinées redressant tous les culs pour en faire des joyaux, je ne puis me permettre d'en acquérir le tiers. Alors je déambule le postérieur à l'air et les seins bien trop fiers, une pomme et un soda comme argument de poids à mes soirées coquines.
Dans le vieux PMU où père et mère s'agitent, il y avait bien Gilou, un ténor d'opéra bourré comme un tonneau, qui au creux de l'oreille me promettait merveilles si un jour j'embrassais sa bouche trop avinée. Je le baisais sur ses pommettes couperosées et j’eus pour seul cadeau un belcanto de choix aux couleurs de l'alcool sur un balcon de chaise.
Faut-il avoir le sou pour enchanter ses nuits, déguisée en marquise de pompe l'amour, dans quelques lofts parisiens où foie gras et caviars décorent la table basse ? Existe-t-il une baise marxiste où l'ouvrier vaillant sortirait son marteau sur les fesses en faucille de la jolie lingère ? Et quid de l'étudiante affairée au MacDo à faire bouillir les frites pendant que le bourgeois s’encanaille au Plaza entre deux « Cheval blanc ».
Le monde est ainsi fait qu'on baise souvent en caste et je me sens perdue et vaguement dévoyée quand des galants s'entichent de ma pomme de boursière, pour y verser leur champ’ qu’ils fauchèrent chez Fauchon.
Je suis bien délicate à ces écarts de classe me diront les plus souples, mais je n'ai comme orgueil que d'être née d'en bas et rêve d'un monde humide où chips et ortolans s'embrasseraient goulûment aux cris des femmes en joie.

 

Un couard, dont je tairais le nom pour ne pas déchaîner quelques vendettas inutiles, s'est offusqué que certaines femmes, dont il jugeait la beauté médiocre, se permettent d'avoir des exigences en matière d'homme ou de couple.
Celui-ci ayant sous doute essuyé, avec sa bourgeoise, des refus polis de quelques-unes de ces dames, indique non sans une certaine tendresse... « Que personne ne leur donnerait l'heure dans la rue tant elles sont moches. »
Émue de tant d’appétence pour la gente féminine, dont il agite le flambeau de la laideur supposée à la vindicte des commentateurs réjouis. Je lui indique qu'une femme, quel que soit son physique, était en droit d'être exigeante pour donner ses seins à téter autant que sa chatte à lécher.
Cela vaut d'ailleurs pour les hommes, qui pour la plupart ne se réduisent pas à entuber des trous hirsutes sans avoir au préalable admiré la demoiselle en lui tournant de jolis compliments.
Il ne m'était jamais venu à l'idée de jauger un homme à l'aune de sa beauté et de trouver ses exigences bien trop élevées. Je serais même de celles séduites au plus haut point, d'avoir entre mes mains un mâle cherchant l'ultime en toute circonstance.
Pour finir, l’individu sus cité, invitait le lecteur à être humble et respectueux...
Ce qui ne l’empêcha pas d'effacer toute trace de commentaire non-conforme à son dogme, quand quelques membres invasifs s'insurgeaient contre sa vision quelque peu phallocrate des demoiselles d'ici. Je me vis reprochée d'être une écolière, de n'avoir que 20 ans et d'astiquer les cons.
Il est vrai que souvent j'ai parodié le pire pour vivre le meilleur mais jamais en jugeant le corps de mes victimes d'ailleurs toutes anonymes.
Seuls les rites obscurs de quelques zigotos engraissent mes chroniques de leurs drôles de manies.
Me poussant à en rire pour mieux vous divertir, mais jamais je n'accuse ce grand bordel à cul de vivre ses errances. Du cul-de-jatte au bellâtre, de la mère de famille, à la camgirl en mal de fans, tous s'inventent une vie de sexe pour se purger le cœur d'un monde souvent trop lourd.
Jamais je n'accuserai nos sexes opposés de désirer s'aimer, même trop, même mal et de vouloir bien plus qu'un simple rut à l'apéro.

 
 
 

2 heures sur site

Du libertinage sur site

11h00- Connexion - Je hais les couples !! Ils seront bienheureux de pouvoir copuler en ce mois de novembre. Alors que pieuse et froide, je serai seule à regarder mes cheveux pousser...

11h10-J’attends un charmant pour me délivrer mais on ne m'invite qu'à des coups de pine pré-confinement.

11h20-Un collectif de grosses teubs endurantes s'acharne à penser que mon vagin est un tunnel. Je fais fi des matraques, sans leur faire remarquer que toutes les femmes n'ont pas besoin d'une bite de cheval marathonienne pour écumer leurs orgasmes divers.

11h30-Sur une exhib, un couple en chaussette fait du porno maison, l'érotisme à zéro, ils éructent en canon, ânonnant des insultes pour mieux s'entendre jouir. Les commentateurs s'excitent à mesure que les gros plans s'affichent. Je ris sous cape et lâche l'affaire, Dire que c'est du brutal même pour une Polonaise me vaudrait d'être insultée par les branleurs zélés.

11h40-« jte lécheré bien cokine » s'affiche sur mon tchat. N'ayant pas été présentée je laisse ce monsieur à ses desiderata

11h44- « tes timide » réitère l'intrigant.. Outre que son orthographe relève du CM2, je ne peux m’empêcher de bloquer le brouteur, il voudra probablement me démonter, me casse les pattes de derrière, m'enfiler contre un mur et autres joyeusetés...

11h50-J'ouvre ma messagerie, y remarque un ami pour enfin m'attendrir et deviser du corps, du cœur et du cortex. J'étale mes états d'âme comme du beurre en tartine et papillonne doucement pour mieux passer le temps.

12h30-Quelques messages de messieurs, tous où presque en photo dans leur salle de bain... A croire que règne dans cette espèce d'espace une volupté virile dont l'origine m'échappe. Autre possibilité, leur seul miroir est dans les toilettes...

12h35-Les fiches fleurissent sur le même ton  « Sans prise de tête », « On ne mord pas sauf si on nous le demande », « préférons la qualité à la quantité » A croire qu'un gourou extatique à fourrer dans leurs crânes des mots clés à écrire pour entrer dans la secte.

 

12h40-Sur le fil du site on s'étripe à foison, la Gestapo du sexe a mis ses bottes de cuir, dénonçant le tout-venant comme une vague imposture ou une vile saloperie.

Je n'ose aller sur la fiche d'une demoiselle qui annonce tout de go qu'un passage sur la sienne, sans félicitation, se verra blacklisté de tout son contenu...

 

12h41-Je me demande ce que je fous ici.

 

12h45-J’apprends qu'il y a des putes sur le site...A cette lecture je m'étonne de ne pas y avoir penser plus tôt et ainsi renflouer mon compte agiotique. J'ai toujours défoncé les quelques malheureux m'ayant proposé l'argent de leur salaire durement acquis. Ma carrière d'escort s'est terminée avant que d'être...

 

12h50-Un message façon CV d'entreprise m'indique toutes les qualités d'un rude gaillard, c'est le copier/coller du jour, je l'efface d'un clique tout en me demandant quelle donzelle trisomique pourrait y succomber.

 

13h00-Déconnexion Je sors chercher la vie, la ville est masquée, les manteaux fourrés, le monde est en pause. Mes sextoys comme allier, je m'en vais hiberner en espérant qu'un jour je pourrai embrasser mes amant(e)s de passage.

Genèse et contrepoint 

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Dieu dans son infinie sagesse créa Adam, mais voyant celui-ci s'ennuyer ferme, tant il se tripotait en pensant à quelques chèvres environnantes , il décida d'inventer la femme par le truchement d'un os surnuméraire de son poulain et l’appela Eve, parce que Jacqueline était déjà le prénom d'une des chèvres sus citées

Celle-ci subit promptement les assauts du seul mâle existant, qui trouva en Eve un dérivé à ces errances zoophiles. Mais la bougresse qui ne se suffisait déjà pas que d'un phallus, s'en alla branler un serpent primesautier et bavard, qui ne tarda pas à lui proposer fruits et légumes divers pour agrémenter ses soirées.

Un jour qu'elle se baladait dévêtue dans le jardin d’Éden, cherchant quelques concombres pour apaiser sa soif d'orgie. Le reptile lui offrit une Golden d'un vert tendre et savoureux qu'elle ne sut refuser, au grand désespoir de notre seigneur et maître.

Non-contente de croquer seule dans la pomme, elle l'offrit pour moitié à son congénère.

Fort excité par ce fruit défendu, comme par tout ce qui est rond et ressemble à un cul, Adam s'enfila son quartier de pomme d'une main en tripotant Jacqueline de l'autre.

Eve, la malheureuse, avait nourri son alter-ego des besoins inhérents à son humanité. En lui faisant bouffer le fruit de la connaissance et ainsi prendre conscience des vices du monde comme la double pénétration, l'éjaculation faciale et les ouvertures faciles sur les paquets de Chips.

Dieu déjà misogyne, les exclut immédiatement du paradis. Non sans signifier à Eve qu'elle enfanterait désormais dans la douleur et qu'elle serait dominée par tout ce qui avait, de près ou de loin, une bite et un couteau. Faisant preuve ici d'un totalitarisme dont les exégètes ont depuis exploité le filon.

 

Depuis ce jour et des siècles durant, la femme dut se repentir auprès de tout monothéiste qui se respecte, de cet acte syndical, subissant le dictat viril d'un patriarcat revanchard.

Un merdier duquel ses dames, à quelques rares exceptions, furent contrites jusqu'à peu, sous peine d'être putain ou gourgandine.

Aujourd'hui que dieu est mort, paix à son âme, les jeunes femmes peuvent enfin mettre des mini-jupe à ras le bonbon, en évitant toutefois de croiser quelques brutes réfractaires qui n'auraient de cesse de les traiter de salope, à même la rue, si celles-ci ne répondent pas à l'appel du divin pénis.

Il est même des clubs comme le « Mélamoiprofond » à Gif-sur-Yvette où des couples s'entassent par paquet de douze pour se tringler dans la semi-obscurité d'un sous-sol, converti en dance-floor pour échangiste en mal d'amour.

On peut aussi voir des individus du même sexe se caresser l'abricot ou la banane, sans se faire lapider par la population offusquée et ceci jusque dans nos campagnes les plus reculées, à l'exception des bars PMU où l'amour des chevaux semble faire obstacle à toute homosexualité latente...

 

En conclusion, il en va de Dieu comme des abrutis moins il y en a mieux on se porte.

Corps quadricolor 

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De tous les archipels où le plaisir se tisse, il est un doux fantasme que des femmes entretiennent. Celui d'être aperçue, d'exhiber son corps nu aux yeux du tout-venant, d'être la tour Eiffel au milieu de Paris. Juste pour un instant être une belle odalisque aux pieds de laquelle on bave de n'être pas un peintre.

Un clair-obscur laisse échapper un sein, de longues jambes s’achèvent sur des talons de douze, des fesses offertes gigotent encore d'avoir été shootées. De la quadri au noir et blanc, toutes y déploient leurs sentiments.

Sur les dix prises, une seule image sera la proie des voyeurs anonymes. Celle où le creux des reins dessine le trait parfait d'une dune alanguie auprès desquels ils bandent magnétiques... Affolant les compteurs de la cucurbitacée, pour une courge musquée ces belles plantes vivaces fleurissent en bataille, laissant aux vagues démiurges le soin d'y planter des mots doux. De la nymphe érotique aux playmates iniques, de la chienne volontaire à l'austère demoiselle, elles poussent comme l'ivraie au passage d'une fiche.

L'homme, quant à lui, s’exonère de voyage, il plane en vagabond sans laisser une trace, un pauvre torse creux se profile à nos yeux. Un avatar unique que l'on devrait aimer comme une icône au sortir de la messe. Et quand il se déploie, c'est pour nous mieux montrer ses passions romanesques pour le foot ou l'auto.

La turgescence de rigueur à sa place réservée dans un album privée où les plus téméraires y ajouteront un double décimètre pour rassurer ces dames sur la taille de l'engin.

Parfois on y croise un séant, admirable et creusé sur les flancs, pour rassasier l'appétit défaillant de nos yeux trop rincés par les verges encaissées.

 

Je voudrais voir des mâles s'inviter à nouveau à ce repas visuel et se remettre en scène comme ils sont à la ville quand je les vois passer au carrefour de mes rues, solaires ou romantiques, fatals ou angéliques, en animal souriant à mes timides œillades. Du jeune pousse au vieux sage, on verrait s'exprimer des cohortes de coqs, du viril à l'affable en passant par l'enjoué, tous unis pour soustraire nos mirettes à l'ennui séculaire du matou prostatique, englué dans son nid de misère érotique.

Mais je rêve d'un autre âge où Grecs et Romains sculptaient encore la pierre pour nos plus doux fantasmes, sachant nous dénuder les plus beaux spécimens d’éphèbes frisottants. Que les dieux nous pardonnent seules les femmes aujourd'hui exhibent leurs passions jusqu'à la déraison.

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vingt ans d'âge

Du libertinage sur site

On me prête parfois le pauvre talent d'aligner deux phrases sans émmettre de flatulences verbales. Moi qu'y m'épilait l'acné il y a encore cinq ans, j'ai le vertige de l'idiotie qui me chatouille les arguties.
Si certains me lisent sans plus de réflexion qu'un poste de triage, quelques maraudeurs s'étonnent de trouver en mon être autre chose qu'une poupée de cire au fessier balancé.
Qui pis est, une femme de vingt ans non-révolus, partie fine demoiselle devenue femme offerte, ne saurait dire ces mots sans qu'un illustre mâle y eût planté sa graine.
Se voir ainsi traitée de sexe faible, jusqu'à imaginer qu'une femelle née du béton armé d'une banlieue dortoir, ne peut sans nègre, faire parler son ego aux échos de la toile, me laisse sans illusion.
Sachez messieurs, qu'entre deux intermèdes saphiques, je plastronne vos vits de tous mes mots ciselés. Pour oublier Lolo et son porno pur jus, je vous narre des histoires pleines de grumeaux ,qui disparaissent au fil des post, des aventures cailloutées d'ironie sans plus d'espoir qu'une jument d'abattage.
Je joue et jongle avec les libidos croisées que tissent nos entreprises et me parfume parfois d'une tristesse exquise, une vague larme en potence sous mes yeux.
Toujours à l'AZERTY du vide quand mon corps est en transe et ne sait plus que dire. Là, je deviens taiseuse et sirote l'instant, imaginant parfois qu'un creuset de désir s'évente sous mes doigts et que transpirent les chairs sur l'écran de silice.

Octobre rose

Du libertinage sur site

Par la fenêtre, on voit quelques badauds allant aux provisions. La chair est triste au mois d'octobre où camouflée sous des manteaux ne respire que la bouche. Encore nue de la veille, je me sens soudain seule et juge que mon cœur frêle mériterait un amant. Du parc alentour on voit le squelette des chênes, aux pieds desquels s'agitent une orgie de feuilles sèches

Pourtant la nuit fut chaude à l'instant où ma main s'émancipa soudain, glissant sur ma peau claire jusqu'au creux de mes reins et par le prompt renfort de jouets appropriés, éclaira mon corps fatigué d'un élan de cyprine.

Avant de fuir mon antre, je me connecte au site plein de ces bruits de sexe qui ornent l'interface. Il est question de rendez-vous et d’alcôves sensuelles autant que de verges étêtées qui déambulent sans cesse autour de mon profil, formant comme un diadème au fronton de mon crâne. On me voudrait lubrique et innocente, telle une muse trop soumise à son riche créateur et je n'ai à offrir que mon sourire de glace à ces propos poudrés émergeant d'un autre âge.

Je rêve d'un amour fou ne durant qu'une nuit, un plaisir innommable tellement il irradie, incendiant tout mon être jusqu'à l'aube silencieuse. Hurlant jusqu'au martyr de ne jamais cesser, j'y perdrais tous mes sens jusqu'aux larmes de joie qui s'échappent parfois au creux des orgasmes fragiles.

La pluie chaude d'une douche relaxe mes désirs et j'imagine ma peau collée à un obèse aux poils épars, juste pour faire fuir la cohorte arienne, adepte des corps glabres et musclés.

 

Dans le métro bondé, je suis la proie facile d'un beau regard de femme. Si elle me dévisage c'est peut-être par haine mais je préfère y lire l'échange bref et ludique d'un message de tendresse.

Dans la foule chaotique me reviennent en mémoire les paroles d'Aragon « Est-ce ainsi que les hommes vivent et leurs baisers au loin les suivent » alors qu'avec leurs masques bleus, pincés aux narines, les passagers semblent se rendre à l'abattoir. Je sors de la rame, enduis mes mains de gel, oublie jusqu'au néant mes aventures passées et vise l’acmé à chaque instant. La journée peut commencer.

 
 

Tristesse amphibie

Du libertinage sur site

Alors que le site turbine et que les cerveaux s'affolent sur des miches en silicone ou des coïts promotionnels, une douce mélancolie emplie mon cœur trop tendre de jouvencelle du cul. Le gris du ciel et le froid renaissant s'entendent pour me coucher sous de pieuses couvertures.
Connectée aux rumeurs, aux désirs et projets des milliers d'abonnés qui se ruent en bataille pour négocier du sexe, je me sens fatiguée, sans foi ni volonté.
Et pourtant rien ne change, mêmes messages, mêmes rengaines, quelques mots doux, un compliment qui flatte comme une caresse au chat. Il n'y a que la tristesse d'un matin trop pareil, qui serait anodin sans cœur en bandoulière. Quelques instants de vide face au monde qui déroule ses plus beaux artifices pour séduire mes pupilles.
Qu'en est-il de ces gens qui se branchent, usés par l'habitude, les traumas ou les jours? Rien sur ce maudit site ne me parle d'amour, de détresse ou d'humeur. A croire que des machines ont nourrit ce réseau et qu'au moindre méandre elles imposent le silence. Il y a ces injonctions à répondre présent aux fantasmes en sursis, à toujours cadencer quand tout est en pagaille, une boule à facettes fourrée au fond du crâne. Sortez toutes vos tenues, le jour de gloire est arrivé, résilles et cotillons surgissent du plafond, enfilez vous au rythme des alcools imposés.
Aux solitudes fragiles, aux couples malheureux, aux errants ravissants, aux maladroits conquis, on ne laisse que le fond d'une trop belle pièce montée. Et si un soir d'octobre une larme claire coulait sur vos joues lasses, tentant de retrouver ceux qui ont dans leur âme le vague à l'âme qui sied à leur beauté.

 
 
 

Satyriasis & The Nympho

Wait now, then come away


Music, vocals & lyrics: Yokiko Kamurasa / video & model: RowenaM

Les femmes etc...

Du libertinage sur site

Après avoir titillé hommes et couples, il était temps que j'asticote quelque peu les femmes seules...

J'en suis et elles ne sont pas légion dans ce cloaque à bite. Pourtant elles mènent la danse en s'affichant célibataires et se prélassent en reine attendant qu'un eunuque leur serve d'auvent pendant qu'un homme queue lui épouse le vagin.

Certaines sentimentales aiment être bien traitées et attendent d'autrui qu'il écrive en rimant, d'autres plus animales se lassent des beaux parleurs et veulent des bites en bois qui pilonnent en cadence. On y trouve des soumises implorantes et passives pour se faire démonter en salope conquise, des joyeuses coquettes s'exhibant tout le jour pour exciter le loup et quelques intellos perchées sur leur image prônant le féminisme quand on met « s » à « ça ».

 

Pour aiguiser l'appétit lubrique des quelques dix mille mâles qui empruntent le long chemin menant à la fontaine, chacune use de ses talents particuliers. On y voit des trous de balle en plan serré autant que des flous artistiques à l'érotisme fugace.

Les plus chanceuses se targuent, preuve à l'appui, qu'elles sont inondées de messages, que par centaines se comptent leurs admirateurs fanatiques, qu'elles ne sauraient y répondre, mais qu'il est de bon ton que la jauge reste élevée pour qu'elles se sentent aimées.

 

La femme est versatile et vous abandonnera parfois pour avoir trop usé d'un terme inadéquat, d'autres trouveront à redire sur la taille de l'engin ou l'âge du demandeur.

Les quelques élus ayant franchi ces barrières improbables se verront étoilés d'avoir honoré le beau sexe. Le témoignage acquis l'homme pourra alors se vanter auprès de ses congénères qu'il a ferraillé dur pour atteindre l’orgasme dans cette jungle à cyprine.

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Warhol my friend

quart d'heure de célébrité sur un réseau libertin

 

Communauté mon cul

Du libertinage sur site

Il semblerait que certains libertins se voient garants de la communauté et appelle à dénoncer tout ce qui ne se range pas sous pavillon normé...

Que l'on s'acharne sur quelques faux profils passe encore mais l'appel à la dénonciation, pour un désaccord "libertinophile" semble plus proche de la Gestapo du sexe que de la bienveillance qu'on est en droit d'imaginer sur une aire de cuissage.

Je reçois moult messages, dont la teneur me laisse abusée. On me voudrait salope, chienne ou pute et parfois des mots doux m'invitent au voyage dans quelques Yachts ou parkings improbables. A ces linguistes du cul j'oppose mon ignorance, il n'est d'autre réponse à ces viles volontés que d'être lettre morte.

Il en est pourtant qui s'acharnent à ferrailler avec leur contraire, pour le plaisir très français, d'enfiler les insultes. Tels des alcooliques au coin du zinc, ils s'épuisent à la tâche et s'escriment dans la haine jusqu’à se bannir l'un l'autre, la bave aux lèvres et le clic assassin.

Puis non contents d'emmerder les modérateurs dépassés, ils organisent des battues en public pour dégommer l’outrecuidant, avec en guise de chien, leurs adeptes les plus fervents.

 

Trouver son semblable dans ce bordel à ciel ouvert est un jeu fort sympathique, mais occuper la scène à d'obscurs combats d'arène pour n'apercevoir que des collègues de cul dans son viseur, me laisse à penser que certains épingleraient volontiers la francisque à leur veston.

 

En dernier lieu, je vais vous narrer une histoire vraie: il était une fois un couple dont l'avidité à s'aimer n'avait d'égale que les orgasmes qu'ils prodiguaient aux dames. Les coquines en rut se voyaient toutes émues à l'idée qu'ils les gâtent. Joyeuses et solitaires, elles se ruaient sans vergogne dans leur lit de soupir. Un jour un abruti (on le nommera ainsi, le bougre ayant usé de son anonymat) jugea qu'il ne serait en être ainsi, n'étant pas invité aux orgies plébéiennes que les deux amoureux offraient à leurs prêtresses.

De sa plume la plus raide (ce fut bien là sa seule érection), il écrivit aux agents assermentés qu'il ne saurait y avoir un tel brouhaha aux portes de sa couche et qu'il était en droit de clore cette infamie.

Il faut dire aux lecteurs que les tourtereaux en question avaient comme qualité d'être tous deux des hommes et que, bien que cultivant les plaisirs sodomites, ils n'en étaient pas moins excités par de jolies gazelles.

Le juge visant à la réputation du site, décida tout de go qu'il ne saurait y avoir deux mâles sur un profil de cœur et avisa les deux incendiaires de remédier à ce tohu-bohu sous peine d'être exclus de facto.

Ils eurent beau s'escrimer à dire leur bienveillance, ils n'eurent comme seul et unique choix que d'être deux en un et de s'afficher dorénavant en célibataire endurci.

 

Dès lors, les demoiselles s'invitent en leur tanière sous une forme infidèle à leur statut sexuel, quant aux couples bien genrés, ils peuvent dorénavant tripoter leur semblable sans soucis d'imbroglio pelvien.

La morale de l'histoire est qu'en notre bas monde, il vaut mieux être con et "bitophobe" que libre et conquérant.

 
 

Bisexualité et tauromachie

Du libertinage sur site

A une époque où bien des sodomites se trouvent fort aise de se vivre hétéro en perçant le coffre à jouets de quelques femmes légères, sans qu'on ne les accuse d'être homo et sapiens, Il est des hommes qui osent s'avouer bisexuel et d'autres pour leur dire qu'il ne serait question que leur joyeux trou de balle ne serve de panier au pénis d'autrui.

Certes ces messieurs ne sont pas obligés d'aimer leur confrère au point de leur fournir la clé de ce bel orifice, mais de là à trouver quelques brutes s'insurgeant que sur leur route de dégradants bonhommes aimassent autant hommes que femmes, il n'y a qu'un pas.

Je suis 100% hétéro disent-ils!! De peur que l'on y trouve quelques pourcentages dans lesquels s’insérer et encorner la bête. Il est fort probable que le cortex reptilien du mâle lambda ne se conjugue pas au masculin pluriel, mais bien assis sur leur hétérosexualité dominante certains dégomment à même leur profil tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une queue vive.

 

Pas de ça chez moi! Gardez vos perversions loin de ma messagerie, elle ne saurait subir l'affront de recevoir un compliment de tels individus!

Ces mêmes gaillards ont toutefois le toupet d'inscrire «lesbienne» dans leur recherche, s'imaginant vainement qu'une femme n'aimant qu'une femme pourrait face à leur vit changer d'orientation et piétiner ses dévotions pour s'amarrer aux bites.

 

Ces dames me direz-vous, sont bien plus à l’abri que leur coreligionnaire en bisexualité, personne ne trouvant à redire à ce qu'une demoiselle broutât le gazon de sa collègue de chambrée. Elles en deviennent même le fantasme ultime des soirées parisiennes et ce jusqu'à nos lointaines provinces.

C'est donc le sein fier qu'elles arborent leur voile et leur vapeur, tandis que monsieur se cache, murmurant sans le dire qu'il ne serait pas contre une olive dans son drink.

Un jour les oriflammes d'une libération viendront ruiner ses prudes qui pensent comme je pisse, c'est-à-dire accroupie, ce jour-là messieurs vous serez nos égaux et prierez qu'un autre homme vous dise que vous êtes beau comme je dis à des femmes qu'elles sont de ces saphirs où trône le paradis

exhibitions online

Du libertinage sur site

Enfermés dans nos chambres à attendre l'avenir, nous forniquons en troglodyte de peur de covider les convoyeurs de sexe. De ces pénétrations fleurissent des vidéos où des zgegs en gros plan enfilent des culs mignons, du porno fait maison comme on présente une tarte aux quetsches aux invités repus. Dans divers albums, les burnes aux quatre vents de messieurs en chaussettes s'exercent aux positions les plus acrobatiques, abreuvant mes cervicales de long torticolis, alors que d'autres se font frire le pénis en s'empalant jusqu'à la glotte dans la gorge d'Annie. Les femmes, elles, se tortillent sur des airs de samba agitant leurs seins lourds ou leurs séants gracieux, espérant qu'un gaillard y trouve son bonheur et agite son gland pour y sonner le tocsin.

 

Sur une cam incertaine, des corps s'engrossent sans visage apparent, de peur qu'un employé du gaz ne les croise au sortir de l'hiver.

Partout ailleurs, des rayons de pines sans tête se branlent en cadence au rythme des voyeurs insatiables, alors que quelques bavards en slip se disputent l'origine du mot libertinage en se désespérant d'une époque révolue où l'on baisait aimable.

 

Aux heures de pointe, quelques nymphes excitées regroupent en mêlée les membres les plus actifs, alors qu'un homme hagard invite à s’asticoter sur les photos d'une improbable dulcinée. Quant au tout-venant, il demande sodomie à peine le rut engagé, prêt à éjaculer à la moindre saillie. Quelques âmes charitables tentant vainement de calmer la plèbe enragée des branleurs frénétiques, dont l’appétence pour le porno laisse à penser que le cerveau n'est irrigué que de moitié. Alors que seul dans la foule, un amateur de pied s'accroche à son fétiche et psalmodie son envie dérisoire d'un ongle dénudé

Enfin, on peut apercevoir des multis calibrés par la vodka orange où, bourrées jusqu'au trognon, des couples baisent et dansent comme des lapins de garenne en criant leur joie de vivre en borborygme lourd.

Si mon appétit cinéphilique est un tantinet déçu du peu de lyrisme sauvage distillé en ce lieu...reste que cette croisière dans les arcanes du cul filmé tonifie mes zygomatiques, de sorte qu'aucune ridule ne vient user mon profil de médaille. Quelques esprits chagrins me diront qu'en sous-main on peut y voir des films où passion et désir s'offrent aux spectateurs mais je garde secret ceux qui m'ont excitée de peur de les livrer aux yeux des cuistres qui pourraient en passant émettre un «j'aime ta chatte.»

 
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