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Combustion spontanée

Dernière mise à jour : 7 sept. 2021

Du libertinage sur site

​Il est des jours quelconques où l'orgasme est trop sourd et presque puritain, où l'ombre d'un souci vient déranger l'octave qui s'échappe de nos lèvres. On voudrait, d'un vœu pieux, se fourrager le ventre pour qu'il explose au cœur, mais il est bien trop court pour tout nous envahir. Il y a celui pratique fait de jouets encombrants, sortis de sous le lit pour donner de la joie, quand seule et excitée, ne reste qu'un vibro pour allumer nos phares. Plastique et silicone se donnant rendez-vous pour tripoter nos vices. Il y a celui des femmes quand elles ne sont qu'entres elles, long et lascif, qui tient du rythme lent et des actes buccaux. Comme une satisfaction de tant de précautions et de ce savoir-faire que seule une acolyte peut deviner en vous. Un piège de douceur, de doigtés salvateurs, qui irriguent les corps jusqu'au sommeil du con. Et puis il y a le monstre, une vague imprévue qui vous muscle les sens, le buste déployé et les jambes tremblantes. Un gosier trop serré sur une bouche entrouverte d'où ne sort aucun son jusqu'à libération. C'est un frisson d'hiver et un bouillant été qui se mêlent au passage pour diffuser l'orgasme jusqu'au plus petit pied. Des larmes innocentes s'écoulent sur nos joues, nous laissant vide et flasque dans la nuit électrique. Abandonnée au monde pendant quelques minutes, aplatie comme une otarie sur un buste d'homme nu, quelques électrocutions viennent encore nous bercer, comme un massage cardiaque avant l'arrêt du cœur. Le souffle s’apaise enfin.. Lui vous a vu mourir d'un plaisir inconnu et vous sourit bêtement en vous disant « Ça va ? » et vous susurrez « oui » en clignotant des yeux. L'orage est bien passé, il reviendra peut-être.

Dessin Gustav Klimt

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