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De près en loin

Alors que les secousses agitent les corps espiègles, qu'entre deux bites aux culs on s'avine de joie, moi je fais la maligne dans les rues de Berlin.

Seule en cette Germanie, mes émois s’agglutinent à piétiner une ville que je ne connais pas. J'exacerbe du con bien plus que de nature et ventilent mes désirs aux creux de mes rêveries.

C'est en cette occasion que le manque de chair et d'odeurs musquées me frustrent d'une ivresse. De cette chaleur exquise que l'on vole au printemps bien avant qu'il n'arrive, quand nos mains caressantes réchauffent un ventre froid pour le rendre docile, jusqu'aux jambes enlacées réunies d'une tendresse qui jamais ne se lasse.

Dans cette orgie à deux qui n'a besoin de rien venant de l'extérieur, sinon quelques bruits sourds de derrière la fenêtre, pour savoir que le temps nous sépare au matin pour peu que l'on s'affaire.

Dans ce huit-clos charnel où les minutes s'égrènent, volant à notre idylle le peu d'éternité qu'on voudrait lui donner, je parle de l'amour qui nous a traversé jusqu'à ce maudit train que t’amènera au loin.




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