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Entre le clair et l'obscur (chanson)

Dernière mise à jour : 6 avr. 2021

Dans ma douce indolence au lendemain d'un dimanche, duquel j'avais moiré ma peau de quelques étoffes en flambeau, J'ai vu ton corps de palissandre Le matin était encore pourpre J'étirais mes bras à ton cou Glissais un baiser sur ta bouche A l'aube d'une nuit révolue. À l'aube d'une nuit révolue Tu dessinais un quart de cercle pour effacer de nos mémoires les gestes vains des partisans De ceux qui criaient aux bâtards, quand ton cuir noir de Guinée baisa longuement ma chair opale. Adieu la peine et les souvenirs, La foule est grise et le cœur tendre Unis comme deux alluvions Aux cris de bêtes des troupeaux. Aux cris de bêtes des troupeaux Le parfum de nos origines nous ferons visiter le monde, du riz, du manioc et des rives où la jouissance est allégresse. On entrevoit par la fenêtre le ciel lointain des continents Nous y arrimerons nos désirs, En juge de paix et d'amour vain Tu feras bagage en Eurasie. Fera bagage en Eurasie Et tout le jour comme des souverains, nous fuirons les parades mortuaires pour vivre entre le clair et l'obscur. Pour vivre entre le clair et l'obscur.


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