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  • RowenaM

Femmes encore un effort...

Dernière mise à jour : 3 sept. 2021

Elle se souvient de loin à quoi il ressemblait, Il avait souillé sa peau de bleus par sa poigne vilaine sur ses hanches laiteuses. Il désirait sûrement lui faire perdre sa gloire quand il pressa ses joues pour ouvrir sa bouche, brisant sa glotte comme on étrangle, pour introduire une bite trop volontaire. Elle n'était que poupée pour un porno maison, elle eut été salope qu'il l'aurait voulu chienne, comme on claque un cabot par trop de frustration. Il ne faisait plus l'effort de faire mouiller son corps et noyait le désir au creux d'une mer de bronze. Parce qu'en des ruines se cachent des amours improbables, elle se souvient parfois avoir voulu de lui, mais n'était plus qu'une tranche qu'on tartine d'un jus, pour satisfaire sa faim.

Il ne voyait en elle que l'image hypnotique de ces starlettes à cul, échafaudant des poses annexées d'un écran. Elle devait se résoudre, d'un gémissement passif, à subir les gymnastiques absurdes singeant les archétypes d'un baiseur chevalin.

Suant comme une preuve de l'effort, il la poussait à jouir ou bien à faire semblant, pour que son rêve idiot de faire d'une galipette un rut animalier, satisfasse l'idée qu'il se faisait de lui.

Jusque sur son visage qu'il baignait de son foutre, il souriait à la voir empêtrée de ses larmes mêlées à cette glu qu'est cette semence opaque. Le trop de mascara entre ces sécrétions se frayait un chemin en gisant sur ses joues. Des mouchoirs comme adieux à ce rite quotidien pour effacer le sperme, plutôt qu'un doux baiser ou même une caresse qu'on offre pourtant aux chats quand ils passent à vos pieds.

Elle n'était pas soumise, elle était presque absente, un creuset où l'on baise. D'une vengeance probable sur les femmes insoumises qui veulent aimer de face et revendiquent leurs jeux, il avait fait son beurre. Les femmes en pute gratis d'un démon perclus de perversions où la femme est objet.

Il y a aussi celle-là qui se veut bien trop libre, pas pour se refuser, mais pour se sentir femme jusque dans l’utérus. Les nichons fiers comme un drapeau, elle s'adjugeait les plus beaux mâles, des hommes par dizaines qu'elle savait ajuster pour lui donner l'orgasme. Sans oublier ses charmes qui lui donnaient le choix d'adorer faire du bien, elle caressait l'envie d'être toujours bien prise. Privant les incapables, ceux qui rêvent d'endurance, de ses gâteries malignes, quitte à fuir par la porte quand l'oublieux garçon prenait son clitoris pour un écrou vissé.

Elle s'oubliait parfois dans les bras d'une femme pensant qu'une acolyte en matière de savoir serait lui délivrer quelques secrets lesbiens.

Elle se trompait souvent, ne visait qu'un beau cul, croyant y déceler matière à s'exciter. Elle remarquait pourtant qu'ils pouvaient être bêtes et baiser soyeusement, l'amour était absent mais le rendu jouissif. Elle se voulait heureuse, souriant jusqu'à son cul qui sautillait de joie et pensait aux deux hommes qui l'avaient vaillamment fait décoller du sol en sirotant ses courbes jusqu'aux coins délaissés. Deux corps fussent-ils beaux n'avait pourtant plus d'âme, tant se mêlent les chairs en trois esprits distincts, il lui fallut pourtant perdre tous ses repères pour faire cohabiter ces deux types en son sein.


Des jouets plein un tiroir faisaient la passation entre deux corps actifs et la solitude crasse qui la brisait parfois se vidait sur un clebs qu'elle caressait de trop.

Misanthrope à ces heures, trouvant les amours flasques et les liens miséreux, elle s’annonçait au monde comme une pétaudière. Confusions et passions bouffaient son bel esprit sous les airs agités d'une fille au con facile. Un jour elle serait mère ou bien vieille fille. Riches d'argent, d'amants, d'enfants ou rien d'autre qu'une dame qui fut un temps déraisonnable, se voyant reine d'une fable où l'on vit au présent.

Pour les femmes en tout genre, rien du sexe n'est simple, qu'importe l'adjectif qui les qualifierait car tout leur orgueil se presse contre un mur.

Pour que des rêves humides instruisent nos cerveaux, le temps qu'une génitrice devienne génitale, que cette matrice à mioche fasse de tous ses fantasmes ceux d'un monde en sursis. Il restait peu de temps à leur cul pour instruire que l'homme n'est pas un roi, mais bien un musicien qui accorde ses doigts aux rythmes de nos cris.

Il se lit dans les yeux de ma génération, l'horreur de se tromper. Avec ces mâles inquiets de n'être plus grand-chose à voir ces fleurs vivaces demander l'impossible.

On voudrait d'un seul vœu piller tout ce vieux monde pour partir de zéro, mais l'histoire est trop lourde et gâche nos allants, alors on tripatouille dans l'encrier du vide.

L'évidence du droit à une égalité suffit aux plus sérieuses, mais pour faire du plaisir un auguste sujet et que s'amusent enfin ces femmes imbéciles croyant que leur orgasme est un sujet futile, il faudra plus de temps qu'à celles encore tremblantes d'une jouissance acquise, se demandant pourquoi une larme soudaine perle à leur paupière, leur faisant oublier deux mille ans d’oppression.



Lu par Agathe dans l'émission Bonjouir du 13/06/21 sur canalB

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