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Tous derrière et rien dedans

Si ce monde est étrange il n'est plus pénétrant, il se réserve bien de nous entrelacer pour enfiler des vues comme des unes fantaisistes. Des news en forme de culs sur des écrans tactiles s'enquillent à queues leuleus , espérant sans mot dire attirer l'influant qui voudra d'un clic gauche, vous populariser comme une star de ciné.

On ne se renifle plus et même le cul d'un chien se trouve plus étudié de par ses congénères que la maudite playmate et ses abdos-fessiers filmés comme un porno en leggings polychromes.

Alors on force pas, on passe d'un pieu à l'autre, se disant qu'un message forcera le passage pour une autre rencontre.

Les amours ça suffit, c'est une tragédie, on pleure et puis on rit, on se connaît de trop, ça file souvent trop vite ou bien ça devient long. On cherche juste à vendre nos plus beaux attributs devant des caméras qu'on espère être vu. Par centaines des voyeurs vous font belles comme un cœur, tandis qu'un par minute vous demande poliment de montrer quelques miches pour branloter son vit. Quand sur les instagram des filles en maillots des bains invitent, via des liens, à pénétrer plus loin sa nudité bronzée à coups de cartes bleues. Comme un tohu-bohu où s'enlisent des solitudes connectées, attrapées comme une mouche dans la toile frénétique des corps désincarnés.

Et sur tous ces réseaux et toutes ces connexions, quelques pointures légères viennent vous frotter l'occipitale , de leur imaginaire dont ils ne savent que faire tant la foule est brutale. Vous invitant pleinement à sourire du printemps quand il se fait trop beau ou à jouer du cerceau dans un monde de jouets pour enfin s'amuser à d'autres inflexions que de bouger le pouce sur ce froid silicium pour passer au suivant .



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