Rechercher
  • RowenaM

Grille de lecture

Dernière mise à jour : 3 sept. 2021

Libertinage sur site


Dans le monde des vivants où l'on se décarcasse pour montrer sa nature par quelques sourires frais. Où habillé léger aux faveurs de l'été, on se mâche les mèches en toute timidité, pour finir esseulée de n'avoir point parlé à celui qui feignait, le regard de biais, de ne pas vous avoir vu.

Dans ce monde disais-je, où le doute et l’intuition se mêlent aux convictions et aux premiers mots dits, il nous est bien aisé de fuir ou de rester.

Mais sur un site à foune où le cul de ces dames voisine avec des pines aux allures de mâts, cherchant, comme un voilier, à naviguer au près de ces bouées érotiques que forment nos roberts. Il est bien difficile, sans voir le coin d'une trogne, de s'enticher d'une âme ne serait qu'un soir.

On peut lire sans crainte que madame aime la bite, que sa cramouille onctueuse voudrait bien plus qu'un membre, tandis que des messieurs se tirent fort sur l'asperge, attendant le jour vain où leur seul attribut fera gémir les foules.

On commente la vie selon les évangiles du libertin d'antan, un pur et bon vivant qui ne saurait boire un verre sans une pipe offerte et le fait accompli, on se rend en voiture dans des clubs à chagatte.

Dans ce monde averti où l'on se voit plus libre, parce qu'on oblige à rien selon les plus anciens. Il est plus généreux de se promener à poil entre deux digestifs et le moins de vos tissus fait de vous un apôtre jouissant de ses envies. Alors on parle fort de cet homme parfait qui pourra nous aimer sans trop nous attacher et respecter l'envie de bien des infidèles à se faire soûler la schneck en toute discrétion.

On rit , on boit, on parle, fières comme des bars tabacs d'avoir un joli cul à montrer dans la rue et la France éternelle s'habille des lumières pour vanter ses mérites à vivre de bons mots et de vins capiteux.

A Kaboul, ces jours-ci, des femmes habillées vont se trouver contraintes de disparaître en noir sur lequel un grillage leur permettra de voir la gueule de leur bourreau. Mais rien ne saurait rompre cette joie débordante, qui de Nice à Calais, nous fait dire en chœur que la vie est ailleurs que dans la tragédie. Baisons tous en cadence du lundi au dimanche avec l'innocence des beaux écervelés.

« Nous finirons mourut » disait un enfant sage, alors fuyons l'urgence à sauver la planète et suçons des Havanes en oubliant le drame.



70 vues1 commentaire

Posts récents

Voir tout