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  • RowenaM

Telle est la question

Dernière mise à jour : 25 oct. 2021

Les plus érudits de ces messieurs me diront que je ne peux comprendre ce que les mâles pensent quand l'absence d'érection leur permet d'irriguer correctement leur cerveau.

Seulement voilà, fort de ma petite expérience de tentatrice, je m'interroge sur ce qu'éprouve Vincent, Paul et les autres à la vue d'une paire de miches ou d'un cul rond.

J'en vois qui, d'un coup d'un seul, agitent leur membre fier comme un sceptre d'empire sitôt l'ombre d'une fesse se faufile dans leur spectre visuel. Joyeux comme des chiens fous, ils branlottent du cortex, oubliant par là même le prénom de leur mère, en traitant de salope tout ce qui ressemble de près ou de loin à une femme. Alors, par borborygme, ils singent les grands gorilles pour s'attirer les faveurs improbables de celles qui, dans le lot, répondraient par la positive. Ces quelques femelles soumises à leurs caprices érectiles se trouvent alors être le jouet d'injonctions complexes, frisant parfois la commotion cérébrale quand il prend à l'un d'eux de leur enfoncer la tête dans le mur à force de levrette volontaire.

Mais une fois le coït établi, ils causent vite à leur verge pour leur dire en sous-main que le temps imparti à féconder une fente ne saurait les soumettre aux femmes d'exception qui viendraient à parler de leurs propres fantasmes. C'est donc l'esprit badin qu'ils s'affichent vainqueur auprès de certains mâles, pour dire « Je l'ai tiré ! » Comme on le ferait d'un gibier.


J'entends vos longs reproches signifiant qu'il en est, de ces messieurs bien nés, qui gardent le secret de leurs étreintes chibrées, partageant le plaisir avec l'attention d'un golfeur pour un trou en moins un.

Je ne fais que viser les plus triviaux d'entre eux, pour faire de ceux qui aiment les femmes et leurs états, des trésors de sapiens.


Oui bien sûr! Nous femmes infidèles aimons les bites en bois qui nous arrachent le cœur à force de passion et nos lits interdits sentent le mâle fourbu d'avoir vendu son âme pour quelques abricots. Et dans notre infortune à vouloir de l'amour, nous piétinons souvent d'un talon toujours fin ces suffragettes, honteuses de nous voir supplier pour de la bagatelle, croyant qu'un bon amant se cache derrière un mufle. Et parfois de beaux diables trouvent encore dans nos bras des raisons pour brailler que la femme est idiote à pleurer d'un orgasme.





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